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Une carte qui ne vous suit pas

Infonovice Maps affiche la France avec les données publiques de l’État français — à une exception près, la météo, dite plus bas. Pas de compte, pas de mouchard, pas de profil publicitaire — et le code est lisible par quiconque veut vérifier.

Ce que l’application ne fait pas

D’où viennent les données

De services publics français, interrogés directement par votre navigateur — à une exception près, dite plus bas :

Fonds de carte, itinéraires, altitudes, parkings — Géoplateforme (IGN)
Plan IGN, photographies aériennes, cadastre, calcul d’itinéraire et profil altimétrique. Attribution requise : © IGN-F / Géoplateforme. Conditions sur geoservices.ign.fr.
Adresses — Base Adresse Nationale
La recherche et le géocodage inverse s’appuient sur adresse.data.gouv.fr, qui publie ses conditions de réutilisation.
Écoles, collèges, lycées — Annuaire de l’Éducation nationale
Chercher un établissement par son nom interroge data.education.gouv.fr, publié en Licence Ouverte par le ministère. Source française et gratuite : aucune dérogation n’est nécessaire. Elle a été ajoutée parce qu’OpenStreetMap ignore une partie des établissements — un collège cherché par son nom n’y figurait pas.
Communes — API Découpage administratif
Le nom, le code INSEE et le centre officiel des 34 969 communes, servis par geo.api.gouv.fr. C’est le repère sur lequel repose l’adresse en mots.
Prix des carburants — DGCCRF
Flux instantané publié sur data.economie.gouv.fr, sous Licence Ouverte v2.0 (Etalab).
Bornes de recharge — fichier consolidé national
Points de recharge pour véhicules électriques, sous Licence Ouverte v2.0 (Etalab).
Info trafic — Bison Futé
Événements routiers de toute la France (travaux, accidents, coupures), publiés par le ministère chargé des transports et actualisés toutes les trois minutes.
Transports en commun, en direct — transport.data.gouv.fr
La position des bus, cars et trams, telle que les réseaux la publient au format GTFS-RT, relayée par le Point d’Accès National aux données de transport. Quarante-quatre réseaux la diffusent aujourd’hui ; seuls ceux qui desservent vraiment la carte affichée sont interrogés, trois au plus. Les horaires et les arrêts ne sont pas montrés : ces données pèsent des dizaines de mégaoctets par réseau et demanderaient un serveur, que ce site n’a pas. La vitesse non plus n’est pas affichée : plusieurs réseaux la publient dans une unité différente de celle que la spécification prévoit, et nous préférons ne rien dire qu’annoncer un tramway à 248 km/h.

Première exception : la météo

Les prévisions affichées à l’arrivée d’un itinéraire viennent d’Open-Meteo, un service européen (allemand) — pas d’un service français. Nous préférons l’écrire que le taire.

La raison est simple : au 22 août 2026, Météo-France ne publie aucune prévision exploitable directement par un navigateur sans clé d’accès. Or une clé posée dans le code d’un site public serait visible de tous. Sept sources françaises ont été testées, une par une, et consignées dans le dépôt. Le jour où une donnée publique française sera interrogeable sans clé, cette exception disparaîtra.

Ce qui ne change pas : seules les coordonnées de votre destination sont transmises pour obtenir la prévision — jamais votre position, jamais votre identité. Deux gestes seulement la demandent : ouvrir la section « Météo à l’arrivée », et enregistrer un parcours à la fin d’un trajet suivi — la température y est gardée parce que c’est elle qui explique, plus tard, pourquoi la même route a coûté davantage un matin de janvier.

Seconde exception : les photos des monuments

La fiche d’un lieu d’exception peut afficher une photographie. Elle vient de Wikimedia Commons, la photothèque libre de la fondation Wikimédia — une fondation américaine. Là encore, nous préférons l’écrire que le taire.

La raison est mesurée : le 29 août 2026, sur vingt-quatre monuments classés tirés au hasard de notre index, Wikimedia en illustre vingt-trois. Panoramax, le commun français d’imagerie que ce site utilise déjà, en couvre trois quarts — mais avec des vues de rue, prises en passant, et non des photographies du monument. Quant à la base Mémoire du ministère de la Culture, son interface ne répond pas aux navigateurs, et ses images ne sont pas libres de droits.

Ce qui ne change pas : la photographie n’est demandée qu’à l’ouverture d’une fiche, jamais pour une liste entière ; ce qui part est la référence du monument (celle du ministère), jamais votre position ni votre identité. Chaque photographie porte le nom de son auteur et sa licence : ces images sont libres, elles ne sont pas anonymes.

Le code est ouvert

Infonovice Maps est publié sous licence AGPL-3.0 : le code source est public, et toute version modifiée mise en ligne doit l’être aussi. La promesse « rien ne part ailleurs » n’est donc pas une parole, c’est une ligne de code que vous pouvez aller lire.

Voir le code sur GitHub

Ce que l’application sait faire

Infonovice Maps est un logiciel jeune, développé par une petite structure française. Il ne prétend pas remplacer un service mondial sur tous les points : il prétend ne rien vous prendre.